2.2.09

Miscellaneous 4

Le blogue Ma vie sexuelle comme un jeu de serpents et échelles, ça me flabbergaste, ça me donne de bons feelings, ça me fait penser à mon Padawan (duquel je pense sérieusement à en faire l'objet d'une nouvelle chronique) dont j'essaie de ne jamais m'ennuyer parce qu'il ne s'ennuie probablement pas de son côté, et ça me donne une raison de passer des heures à lire quelqu'un qui écrit divinement bien sans culpabilité du type : "jeez, pas quatre heures devant mon ordi encore!!!"


Gym : WOW. Au pluriel. Wow pour les gars qui y étaient ce soir et qui me laissaient les zyeuter sur mon bicycle stationnaire sans me faire la gueule (on aime ça les hétéros assez fiers de leur corps pour en faire partager la contemplation à n'importe qui). Wow pour les sourires quand on doit demander de partager une machine. Wow pour les bouts de peau très appétissants que me montrait un jeune homosexuel qui savait visiblement comment plaire à un jeune-vieux satyre comme moi. Wow pour la fille (il n'y en avait pas tant que ça ce soir au gym) qui était d'une beauté à couper le souffle, d'une délicatesse de traits et d'une sensualité hallucinante. Wow pour le sentiment de retrouver un début de libido... Wow pour le sentiment du devoir accompli, pour le corps qui se reconnaît enfin chez lui, en lui, dans le monde, sur son ballon bleu à faire des "fly couchés". Wow pour l'appréciable calme mental que m'apporte le gym.


Dernier cadeau de ma psy (la chienne qui m'a abandonné en décembre dernier pour une supposée "sabbatique" -- j'espère qu'elle a plutôt été radiée de l'Ordre des médecins), qui m'a fait dire que finalement, elle m'aimait bien : un renouvellement pratiquement à vie et très généreux de ma drogue légale préférée : les somnifères. Si je la revois un jour, je vais donc la remercier avec un sourire... juste avant d'y donner une jambette (de préférence près d'une plaque de glace).


Je vis une histoire érotico-intellectuelle avec deux personnes, ces temps-ci. Ça mérite une étoile... Le premier est un musulman qui ne peut assumer son homosexualité, et qui me fait vivre des montagnes russes érotico-littéraires intenses. S'il savait que je parle de lui sur mon blogue, je crois que je risquerais ma peau... Mais si j'ai envie qu'il continue nos échanges de lettres hallucinantes de culture (poésie, politique, religion, histoire, name it) et de sexe (c'était si bon l'autre soir...), bref, vous voyez le genre, malgré que je n'ai pas tant tellement envie de m'embarquer dans une énième histoire torturante et tortueuse, je ressens une étrange satisfaction de le laisser languir...

La deuxième me lit, et j'imagine qu'elle va lire ceci, alors je me lance, même si je vais lui téléphoner pour m'excuser et tenter de planifier un rendez-vous... je pense à elle à tous les jours... ce qui n'est pas vraiment normal... l'excitation que je ressens parfois pour des femmes n'étant pas aussi intense ni assez forte, en général, pour que j'aille au bout de la chose. Mais là... tout le mystère, toute la tension sexuelle-amicale que je ressens ne peut que finir par s'extérioriser... j'ai parfois l'impression que nous ne sommes en tout et pour tout que trois sur la blogosphère, elle, Cloudy et moi... ce qui n'enlève strictement rien aux autres, aux autres blogueurs, et aux autres lecteurs assidus de mon carnet. C'est très agréable, tout ça.

Il va sans dire que mes doutes sur l'intérêt d'écrire le présent bastblogue que j'émis vendredi dernier se sont dissipés durant la fin de semaine...


Ma vie semble laisser trop de place à mon identité civique. J'aime me dissimuler sur la toile, quitte à ne pas l'être complètement. Mais au moins, je ne suis plus toujours plongé dans ce quotidien un peu vide qu'il fallut je déplorasse ici. That's a good point. That's a hope for better days...


En fin de semaine, immense, intense, cosmique conversation avec mon ami Chico, avec qui je peux tout dire, de toute façon, on finit toujours par pleurer comme des veaux pendant que sa blonde va prendre un bain... (hi hi hi!). Ça m'a rappelé à quel point je pleure souvent quand je vais voir des spectacles de musique : Tori Amos, Jean Leloup, Nine Inch Nails, Diane Dufresne, Chloé Sainte-Marie : même combat pour me briser le coeur. Quand Chloé Sainte-Marie arrive sur scène, frèle, souriante, mon coeur se brise en mille miettes et je perds toute virilité... C'est charnel, c'est inexplicable, c'est beau : elle me réconcilie avec la poésie parfois un peu faible de Gaston Miron (ah... la Marche à l'amour chantée par elle!), et elle me tire les larmes... Le vidéoclip suivant ne donne qu'une toute petite idée de son talent. Ma chère Chloé. Ma toute belle.






Ce soir je revois le cul de Padawan, les rires de Padawan, les cheveux de Padawan, les brusqueries de Padawan, le silence de Padawan. Je ne l'aime plus. Je l'aimerai toujours. J'ai créé un Padawan qui dédouble celui que j'ai connu, l'été dernier, lors du Rut du Printemps. Il a systématiquement refusé de me laisser entrer dans sa vie tout en m'offrant tout aussi systématiquement son corps de dix-sept automnes... Il a refusé que je l'enserre dans le carcan d'une illusion où il incarnait Arthur Rimbaud, et moi, non pas Verlaine, mais Lautréamont. Il vit sa vie de Padawan sans moi. Il ira loin. Et je serai toujours là pour applaudir à ses succès. Dans l'ombre qu'il m'a obligé d'habiter.


Mon chat Perse n'a jamais été aussi beau, aussi amoureux, aussi tendre, aussi en forme, aussi chevaleresque. Je l'aime.


J'aime aimer. J'aime les gens qui s'aiment. J'aime l'amour. J'aime aimer par procuration. J'aime être amoureux. Je suis en amour avec l'amour. Je voudrais que cet amour embrasse l'univers entier. Comme du chocolat 70% cacao fondu et versé partout, partout, sur le monde, pour que chaque aspérité, chaque orifice, chaque orient en soit couvert.

Mais je n'aime PAS, mais pas du tout Richard Martineau. (Et je ne suis pas le seul...)



Je continue à lire sur la Chine antique. Ça m'habite totalement.

"Le retour, c'est le mouvement même du Dao
Le faible, c'est l'efficacité même du Dao
Les dix mille êtres sous le Ciel naissent du il-y-a
Et l'il-y-a naît de l'il-n'y-a-pas."

-- Daodejing 道德經 (ou Laozi 老子)


5 commentaires:

  1. J'adore tes Miscellaneous. C'est ce que je préfère.

    J'aime les formes courtes. Et les fragments épars que tu écris et qui ne semblent avoir aucun lien les uns aux autres possèdent pourtant un fil conducteur.

    Toi.

    J'aime.

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  2. Wow ! Quel hommage ! « lire quelqu'un qui écrit divinement bien » Tu me mets de la pression. Avec des éloges comme celle-là, va falloir que je me force pour écrire mes prochains billets si je ne veux pas te faire mentir !

    Je suis en train de passer au travers de ton blogue. C'est vraiment très beau. Tu me fais penser à un de mes meilleurs amis. Beaucoup !

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  3. Merci merci!!! Vous me gênez, là...

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  4. Ta façon d'écrire me durçit le pénis.

    T'es doué.

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  5. J'ai lu tout ce que vous avez écrit depuis ma visite, dimanche dernier. Vous lire me plait, me divertit, m'instruit, me fait rire parfois, m'émeut souvent... Me fait voir de l'autre côté du miroir.

    Vos trouvailles sont des perles, Mara Tremblay un ange descendu du ciel et Martineau est juste désolant.

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Faites comme chez Bast